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Lancement d’un cluster d’industries culturelles et créatives à l’Université de Saint-Louis du Sénégal

© Le Soleil

L’industrie culturelle et créative est considérée comme le secteur de l’économie mondiale qui connaît la croissance la plus rapide, avec un taux de croissance estimé à 7 % du produit intérieur brut mondial.

En effet, les changements technologiques et économiques rapides dans la distribution et la commercialisation des produits manufacturés ainsi que la commercialisation croissante de la propriété intellectuelle dans le monde numérique explique cette croissance. L’UNESCO rapporte que le commerce mondial des biens et services créatifs a enregistré 624 milliards de dollars en 2011, soit plus du double entre 2002 et 2011. Dans les pays en développement, la croissance des exportations de ces services a été en moyenne de 12 % par an entre 2002 et 2011, faisant ainsi de la culture un outil puissant d’éradication de la pauvreté, et contribuant à atteindre l’objectif de réduction du nombre de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour à 3 % de la population d’ici 2030.

Dans cette perspective de développement des économies nationales, en octobre 2015, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (ECOWAS) avait d’ailleurs exhorté ses Etats membres à concentrer leurs politiques commerciales sur les exportations de bois, cacao et minéraux et à introduire des politiques et des financements pertinents dans les domaines des arts et de la culture, en coopération avec l’Europe.

C’est dans cette réflexion sur la contribution des industries culturelles et créatives au développement économique que s’est tenue la conférence « Les industries culturelles et créatives : Quelles opportunités pour le Sénégal ? » en novembre 2016 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal). Lors de cet événement, organisé par l’Association des Diplômés sénégalais de l’Université Senghor d’Alexandrie (ADISSEN), l’enseignant-chercheur Saliou Ndour a affirmé la forte volonté de l’université de mettre en place un cluster culturel, espace dédié  à la créativité, à l’innovation et cadre  d’interaction entre les acteurs (artistes, créateurs, artisans, étudiants, chercheurs, enseignants). Le chercheur détaillé le projet qui compte un espace d’expression, de partage et d’expérimentation. Selon lui, « l’Ugb regorge d’énormes potentialités créatrices qu’il suffit d’encadrer, de mettre en réseaux et de valoriser pour en tirer des bénéfices considérables.  L’idée est de mettre en synergie des domaines qui, d’habitude, ont des terrains d’expression relativement éloignés tels que les arts et la technologie. Cet espace est innovant et se différencie fondamentalement  de ce qui a existé jusque-là au Sénégal tels que le village des arts, le village artisanal, les galeries d’art. Outre le fait d’être logé dans un espace universitaire où la recherche en est le moteur, la différence se situe dans le pari de laisser libre cours à la création et au dialogue incessant entre les arts et les sciences ».

Pour en savoir plus : The Africa Report – Arts and culture, an alternative to grow African economies ; Le Soleil – Industries créatives : L’Ugb ambitionne de créer un cluster culturel ; AllAfrica – Sénégal : Dr Saliou Ndour, enseignant-chercheur à l’Ufr Crac de l’Ugb « Il faut s’orienter vers les industries culturelles et créatives ».

Mise en ligne le 27 février 2017