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Seuls 5% d’artistes africains présents dans les foires internationales d’art

IMG_0567L’art africain est encore sous représentée sur le marché mondial de l’art. C’est la conclusion majeure de la table-ronde« Les institutions d’art contemporain : les foires, les festivals, les maisons de vente, musées et biennales » lors de la biennale d’art contemporain africain Dak’Art.

Ce bilan est également appuyé par Soraya El Mezouari Glaoui, présidente et directrice de “1-54 Contempory african art fair”, une plateforme londonienne de promotion des artistes et des galeries spécialisées dans l’art contemporain africain :

 

« S’il paraît évident que les artistes contemporains africains commencent à acquérir une certaine visibilité, on peut remarquer qu’ils sont assez peu présents dans les foires internationales d’art contemporain. »

En effet, les foires de Frieze (Londres) et de Basel (Suisse) ne comprennent que 2 galeries, qui sont réservées à l’art Sud-Africain.

Le continent victime de son image

Les causes peuvent provenir de la mauvaise image de l’Afrique à l’international corroborée par les médias. Le continent serait encore associé à la famine et à l’instabilité politique. Au niveau local, les artistes ne reçoivent pas le soutien escompté est sont souvent délaissés par les institutions et par les publics.

Les entreprises africaines devraient accompagner la production artistique

Pour Salimata Diop, spécialiste  en histoire et commerce de l’art,  la faible place réservée à l’art contemporain africain sur le marché de l’art proviendrait également de la marginalisation du mécénat comme moyen de soutien. Elle souhaiterait mettre en place des actions de sensibilisation aux métiers de l’art dans les écoles afin d’éveiller l’intérêt de la population locale.

L’Afrique, collaborateur artistique des pays du Nord

Bien que ce chiffre soit bas, il laisse envisager une augmentation progressive, pour  Soraya El Mezouari Glaoui : « Alors qu’il y a une vingtaine d’années, le marché de l’art contemporain semblait être réservé uniquement aux créateurs occidentaux, il s’ouvre peu à peu aux artistes de tous les continents. Après l’Amérique du Sud et l’Asie, l’Afrique émerge où elle était encore quasiment invisible jusqu’à la fin des années 1980 ». Elle rajoute que les pays du  Nord « sont tous orientés vers l’Afrique et sont prêts à développer des business et à faire un échange économique et social ». Avis partagé par  Salimata Diop, car en effet, les investissements augmentent d’année en année et l’art africain est de plus en plus considéré et apprécié.

source : www.lesoleil.sn

Date de dernière mise à jour : le 24 juillet 2014

Mise en ligne le 22 mai 2014